Palais de la Porte Dorée, Paris XII

Si vous me suivez depuis un moment sur Instagram, vous le savez : les concerts et moi, c’est une véritable histoire d’amour. J’ai commencé ce petit rituel. Il est très simple. Je vais en concert toute seule. J’apprécie le son, le moment. Je suis dans ma bulle. Alors, oui, pour beaucoup, c’est bizarre de faire des trucs de son côté. Mais, vraiment, c’est la meilleure décision que j’ai prise dans ma vie. Ce moment où j’ai décidé d’aller seule à L’Original Festival l’année dernière… Depuis ? J’enchaîne !

Alors quand j’ai vu que ce bon Jazzy Bazz revenait sur scène, j’ai pas vraiment hésité. En effet, c’est timidement que je vais vous avouer que c’est la cinquième fois pour moi déjà. Oui, oui, no shame, enfin pas trop, trop, quoi. Il faut l’avouer, ce type a une énergie dingue, je pouvais pas rater ça. 

The Hop invite Mac Tyer, Casey, Jazzy Bazz, S.Pri Noir & Espiiem 

Cependant, il faut noter que l’endroit est quelque peu incongru. Effectivement, le bâtiment est un monument art déco de 1931 qui se veut la représentation vivante d’une époque coloniale révolue. On y retrouve le Musée de l’histoire de l’immigration et ses expositions, où l’on questionne la mémoire et l’identité. Et, c’est donc pour l’ouverture du Grand Festival contre le racisme et l’antisémitisme que le concert prend place. 

On entre dans une pièce immense avec, au fond, une gigantesque fresque colorée. L’endroit est incroyable, presque incompréhensible. Voilà, les musiciens de The Hop prennent place. Alors, avec Élisa et Périne, mes gars surs des concerts Parisiens, ont est au taquet. J’ai pas fait sept heures de Ouibus pour rien

Ça y est : c’est Espiiem qui ouvre le bal. Ce mec est un génie. Contente d’avoir pu le voir une deuxième et dernière fois sur scène, maintenant qu’il œuvre à temps plein pour son label, Orfèvre

Ensuite, je l’avoue, je découvre tout juste Casey. Ses textes sont de véritables frappes dans l’abdomen. Elle capte l’attention du public envoûté par l’endroit. Pas un mot dans la salle. Elle pose ses seize avec la simplicité et la sincérité que son expérience lui a apporté. On est conquises, elle nous a laissé sans mots.


Il faut dire que la line-up est très variée, parce que derrière, c’est le chouchou d’Élisa qui débarque : S.Pri Noir. Si un jour en concert, vous entendez « S.Pri, on t’kiffe », c’est elle. Pas nous. Comme d’habitude – ouais, la meuf a l’habitude – il nous met de bonne humeur, il met l’ambiance dans la salle. On est ravies et on est prêtes – ou pas, en fait – à ce qui arrive.


Ba oui, devinez qui est le prochain à arriver d’après la tracklist ? Jazzy Bazz, évidemment. Accompagné du fabuleux Esso Luxueux, avec qui il compose la Cool Connexion, il met tout le monde d’accord. C’est encore une fois une petite frappe de l’espace qui vient d’être envoyée sur la capitale. En toute objectivité.  


 

Après cette belle performance, c’est Mac Tyer qui clôture le bal. Pas super fan mais le concert finit quand même sur une jolie note. On est pas à plaindre. Jamais. Mercé


Bonus 

Oui, vous l’avez déjà vu cette photo. Mais quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai découvert que Jazzy Bazz l’avait repostée sur son compte Insta. C’est beaucoup dans la vie d’une groupie

J'suis tellement loin, j'suis nostalgique du futur 👊

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PS : déso la SNCF, mais les Ouibus, c’est pas possible. Je veux bien défendre les trains low cost, mais vos bus du sheitan là, ça va deux minutes. Pas sept heures. Biz

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