Pont de l’Université, Lyon

 


Midnight Blues

La nuit tombe à nouveau sur la ville. Les lumières subliment les façades et le temps semble figé. J’enfile ma paire de Nike Roshe Winter edition pour retrouver un Monsieur Bazin occupé pour l’instant à chasser du Pokémon de deuxième génération.

Je dois l’avouer, je n’ai pas beaucoup vu la lumière du jour ces derniers temps. Je l’observe de l’intérieur : à travers la fenêtre de mon open space vide ou entre les rideaux de ma chambre glacée. Quand je quitte le confort de mon appartement le matin, il est 5h50. La nuit me laisse un peu de répit, cependant. Les passants se font peu nombreux encore. Le soir, quand j’ai bouclé mes articles, la lumière s’est déjà abaissée. Les badauds – bien trop nombreux cette fois – se pressent de rentrer chez eux. Moi aussi, bien que je n’ai pas vraiment de raison de le faire. Rien, personne qui ne m’attend. Je n’attends d’ailleurs moi-même plus rien de cette journée qui a semblé durer trop longtemps.

Je me rends bêtement compte que la plupart du temps, je vis à un rythme décalé. Les aiguilles du temps sont des notions abstraites. Je manque quelque peu de mélanine, cela dit. Mes cernes sont creusées par la lumière bleue de mes écrans et l’obscurité de mon appartement du premier étage. Le week-end, c’est pire. Je ne m’accorde pas de repos. J’ère déjà bien trop le restant de mes jours. La nuit, le jour, je ne sais pas, je m’en fous. Je ne me pose, en fait, plus la question.

Dimanche : je sors de 28 heures d’ébriété. L’eau a un gout de bonheur comme dirait mon frère, et le sommeil n’a jamais été aussi doux. Je me réveille de ma sieste, il est 21h30.

Lundi : douleur.

Cette vie, pas une autre. Parce qu’en fait, il y a plus vraiment le choix.

lol jdec toussa pour dire que ça m’a fait plais de faire des photos de nuit la mif













Plus sérieusement, Monsieur Bazin est un magicien de la lumière, il me ravit à chaque fois. Je l’applaudis des deux mains. J’espère que vous en faites de même.

© Propriété exclusive de www.yungpocah.com | Textes par Steffi J.