Bonsoir,

Je vais ici essayer de me présenter à vous. Je m’appelle Steffi (oui, oui, c’est mon vrai prénom, pas un surnom, pas même un diminituf de Stéphanie ou quelque prénom farfelu que vous m’avez sorti de je ne sais où :/). Oui, j’aime bien rager. Et ça s’écrit bien comme ça, pas avec un « y » ou un « e » intempestif. Oui, je râle beaucoup. Oopsie, hein. « Steffi », c’est allemand et mon prénom a été inspiré par la grande Steffi Graf. Suis-je Allemande ? Non. Malheureusement. Aussi, rien à voir mais j’ai tout juste 20 ans, et donc la vie devant moi. « Et du coup c’est quoi tes origines ? Je me demandais » me direz-vous. En voilà une bonne question. J’aime beaucoup y répondre d’ailleurs. Par habitude et parce que je me crois drôle, je vous répondrais d’abord : « je suis Polonaise ». Vous me répondriez qu’il faut que j’arrête de moquer de vous et que je réponde sans déconner. Bien évidemment avec la peau mate et les yeux en amande, on y croit moyen, mais la réalité est bien là : mon nom de famille, c’est Janiszczak. Besoin de plus de consonnes pour vous rendre à l’évidence ? Haha (j’ai aussi le droit de rire à mes propres phrases #notashamed). Du côté de mon papa (qui est chti’s), mes arrière grands-parents sont Polonais et Italiens. Ma mère, quant à elle, est une beauté de l’archipel Philippin. C’est un bon mix bien exotique, je trouve. Donc voilà, je suis Chti’s/Philippine selon mes origines, mon cœur y est, mais je n’ai grandi qu’ici : en région Rhone-Âlpes.

Je vis et étudie désormais à Lyon. J’ai fais mon lycée dans un très bon établissement sur la Presqu’île. Après avoir eu mon bac mention très bien – mention européenne, toussa toussa tmtc – j’ai décidé de m’inscrire à la fac, 700 mètres plus loin, pour me jeter corps et âme dans l’apprentissage des langues. C’est là que je me retrouve, trois ans plus tard, à vous présenter mon petit parcours. Passionéee de mode, de découvertes, de culture, d’art, d’histoire et de langues, j’avais decidé de laisser de coté mon allemand adoré et de continuer avec l’anglais et le chinois. Ces trois langues que j’ai à mon actif sont si belles, si intéressantes et bien évidemment parfois si compliquées à étudier, comprendre et utiliser. Et malgré mon amour des langues, le bilan se doit d’être établi : je m’ennuie. Je veux/j’ai besoin/je demande du mouvement, de la créativité, des idées. Mon projet professionnel n’a cependant pas bougé depuis la fin de ma terminale. Je sais ce que je veux. Je me suis toujours destinée à un monde : celui de l’industrie du luxe, en particulier de la Haute Couture. J’ai l’impression d’écrire une énième lettre de motivation pour mon stage mais je suis obligée d’y passer pour vous montrer que c’est vraiment le sujet qui me passionne le plus (à coté de la seconde Guerre Mondiale et de l’idéologie nazie – oui, je sais, c’est assez étrange comme mélange d’intérêts). Mon projet s’est néamnoins précisé et affiné au fil des années. Et cette dernière fut le declic : « la communication digitale, c’est ça qu’il me faut » me suis-je dit sur mon vélo elliptique à la salle de sport un doux matin de septembre.

C’est donc un peu pour ça que j’ai lancé ce blog. J’y réfléchissais depuis des années, ayant beaucoup trop de flemme et pas assez de confiance en moi pour me lancer ce genre de défi d’envergure dans la vie réelle. Et puis un jour je me suis dit que 2016 c’était vraiment l’année ou je me devais d’avancer sinon j’allais rester bloquée où j’étais pour toujours ou un truc du genre. De toute façon, qu’est-ce qui pourrait bien arriver de pire que tout ce qui s’est déja passé jusqu’ici ? (Je vous écris à la date du 9 novembre 2016. 27 ans après que le Mur de la Honte soit tombé, Donald Trump devient président des États-Unis d’Amérique…) Donc here we are. 2016, bien que terrifiante, est, sur le plan personnel, une des meilleures années. En l’espace de quelques mois j’ai pu rencontrer des gens qui m’auront inspirée bien plus que toutes les personnes que j’avais pu rencontrer jusque-là. Produit millénial des internets et du narcissisme instagramien, j’avais envie de partager avec vous ma vision du monde. Appelez cela comme vous voulez – beaucoup me diront naïve – mais je vois tellement de beauté autour de moi, je ne peux pas la garder pour moi… Les rues de ma ville m’emplissent de joie. J’observe le ciel et la lumière tourner sur les façades des batiments. Je lève les yeux et scrute les gens qui vivent. Je voudrais connaître leurs histoires, partager un bout de celles-ci. Je veux découvrir le monde, le dévorer de mes yeux, sentir le temps filer sous mes doigts et pouvoir en capturer des fragments. Je souhaite que ce blog devienne un album photo de ma vie, des vies que je croise et je l’espère de ces vies que j’aurais pu marquer et de celles qui auront profondément marqué la mienne. Je suis la pire des sentimentales mais avec une carapace de fer forgé, obviously. Je suis timide, et pourtant ultra sociable. Je suis pleine d’idées, pleine d’envies, d’enthousiasme, pleine de passion et d’amour. Mais aussi pleine de contradictions, de sarcasme, d’humour noir et de second degré. Voilà c’est encore moi : parler beaucoup pour dire peu. Finalement vous avez peut-être pas appris grand chose sur moi et je suis désolée si je vous ai pris de votre précieux temps. Après c’était votre choix aussi de vous lancer dans la lecture de ses paragraphes donc bon : sorry not sorry en fait.

La bise,

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